Les films Percy Jackson : autopsie d’un échec

J’ai appris avec une immense joie qu’une série télévisée, adaptée de la série littéraire Percy Jackson, était en préparation. Je l’attends avec impatience et j’espère que je ne serai pas déçue. J’ai découvert cet univers après avoir vu les films. Je me souviens que j’avais adoré à l’époque, et je ne comprenais pas pourquoi ils étaient autant décriés. Pour élargir mes horizons, j’ai lu les livres, ou plutôt je les ai dévorés. Après, tout s’est éclairci et j’ai rejoins le rang des réfractaires.


Synopsis :

PERCY JACKSON ET LE VOLEUR DE FOUDRE : Un jeune garçon, Percy Jackson, découvre qu’il est le fils de Poséidon, dieu grec de la mer. Il s’embarque, avec l’aide d’un satyre, Grover Underwood et de la fille d’Athéna, Annabeth Chase, dans une dangereuse quête pour empêcher une guerre entre les dieux de l’Olympe, car Zeus, son oncle, l’accuse d’avoir volé son arme pour la donner à Poséidon.

PERCY JACKSON ET LA MER DES MONSTRES : L’arbre de Thalia a été empoisonné ( on en parlait même pas dans le premier volet ), privant la colonie des sang-mêlé de sa protection contre les monstres. Aidé par ses amis, Percy part à la recherche de la légendaire Toison d’Or, cachée au cœur de la Mer des Monstres, seul artefact capable de guérir l’arbre.



Au risque de me répéter, une adaptation cinématographique ne doit pas être une copie conforme de son original. Ce qui importe, c’est que le squelette narratif soit préservé. Il suffit de comparer les squelettes principaux des livres et des films pour se rendre compte des disparités en ce concerne la qualité. Si les livres sont clairement destinés aux enfants, bien qu’ils soient agréables à lire pour des adultes, les films ont élargi l’âge cible des téléspectateurs. Malheureusement, les éléments qui rendent cette saga culte si mature ne sont pas conservés. Résultat, on se retrouve devant un programme banal et sans âme. Les éléments qui en font le plus les frais sont l’univers et les caractères des personnages.

L’univers est bâclé

Les concepteurs des films voulaient créer un nouveau Harry Potter et voulaient avant tout émerveiller les téléspectateurs. Malheureusement, c’est ce sentiment qui domine, le danger n’est finalement qu’au second plan. C’est vraiment dommage. Dans les livres, le danger est quasi permanent. Et cela est révélé dès les premières lignes du premier tome.

Croyez-moi, je n’ai jamais souhaité être un sang-mêlé.

… Une vie de sang-mêlé, c’est dangereux. C’est angoissant. Et, le plus souvent, ça se termine par une mort abominable et douloureuse.

On apprend tout au long de l’histoire que la plupart des demi-dieux ont eu une fin tragique, qu’ils dépassent rarement l’âge de 16 ans, d’où le prénom de Percy, « Persée » en référence à l’un des rares demi-dieux à avoir eu une fin heureuse, comme pour conjurer une malédiction.

Percy et ses amis s’en sortent assez facilement dans le premier film. Ils bénéficient souvent d’une aide. Par exemple, ils parviennent à quitter l’hôtel du lotus grâce à Poséidon, qui fait prendre conscience à Percy du piège dans lequel ils se trouvent. Ensuite, ils ne parviennent à vaincre l’Hydre de Lerne ( qui n’apparaît que dans le deuxième tome ) qu’en la transformant en statue grâce à la tête de méduse, qu’ils avaient tué. Ils se débarrassent de l’Hydre très facilement d’ailleurs, étant donné que sa gigantesque masse ne peut pas se mouvoir dans le musée ( Mais quelle idée d’avoir mis un monstre gigantesque dans une pièce ! ), ce qui permet à Percy et à ses amis d’avoir une longue liberté de mouvement. Puis, ils quittent les enfers grâce à Perséphone qui vainc Hadès à leur place.

Finalement, on se demande à quoi ça servait de rendre les protagonistes plus âgés puisqu’ils sont moins charismatiques, moins intelligents que leurs homologues littéraires, et qu’ils ne sont pas fichus de s’en sortir tous seuls.

Le deuxième volet rehausse un peu le niveau. Toutefois, la seule épreuve que je considère comme réellement dangereuse pour les protagonistes est le passage entre charybde et Scylla dans la mer des monstres.

Les problèmes sociaux et familiaux

Être un demi-dieu n’est pas de tout repos ! Entre les monstres à combattre à tout bout de champ, les demi-dieux se coltinent souvent des problèmes avec leurs familles. Leurs parents mortels sont souvent incapables de les comprendre, à cause de leur singularité et du danger à les côtoyer, et leurs parents divins sont absents. Ils se retrouvent ainsi livrés à eux-mêmes, ce qui en fait des proies faciles pour les monstres. Chiron est la seule figure paternelle de beaucoup de demi-dieux, et sans lui, beaucoup plus de demi-dieux auraient mal tourné. Cet aspect de Chiron n’est pas montré dans les films. Il ressemble beaucoup plus à un coach sportif sans scrupule. Par exemple, il laisse Annabeth blesser Percy à capture-étendard ( un jeu de combat qui consiste à capturer le drapeau du camp adverse ), juste pour déterminer si Percy est capable de faire appel à ses pouvoirs.

L’histoire d’Annabeth, cruciale pour comprendre la psychologie du personnage, n’est pas non plus retracée. Dans les livres, elle ne parvient pas à s’intégrer dans sa propre famille et a l’impression d’être une intruse. Cela la mènera à fuguer à l’âge de sept ans. C’est ainsi qu’elle rencontre Luke et Thalia, qui la protégeront jusqu’à la colonie des sang-mêlé, une arrivée qui ne sera pas sans sacrifice car ils perdront au passage Thalia qui sera changée en Pin.

La colonie des sang mêlés a l’air d’une colonie ordinaire

Quand on pense à une colonie réservée aux enfants de dieux, on s’attend à s’en prendre plein la vue. Finalement, très peu de choses sont montrées à l’écran, comme le réfectoire. J’aurais aimé voir les bungalows des demi-dieux tels qu’ils sont décrits dans les livres. Le seul bungalow que l’on voit est celui de Percy. Il est assez moche d’ailleurs, ouvert sur tout l’extérieur, sans portes ni fenêtres et a l’air fragile. Ce qui pose de sérieux problèmes de sécurité et d’intimité. Celui des intempéries ne se pose pas parce la colonie en est protégée grâce à sa barrière magique ( sauf que ce n’est pas indiqué dans le film et il est impossible de le savoir si on a pas lu les livres ).

Cette absence des bungalows a un grand impact dans les films parce que c’est l’un des griefs des demi-dieux contre les Olympiens dans les livres. En effet, chacun des bungalows est attribué selon le parent divin. Comme les dieux ne reconnaissaient pas toujours leurs enfants, les sang-mêlé, dont les parents divins étaient inconnus ou dont les parents étaient des dieux mineurs, s’entassaient dans celui d’Hermès, le dieu des voleurs et des voyageurs. Une situation dont Cronos va se servir pour les attirer dans son camp. Ce n’est donc pas étonnant que les demi-dieux qui le rejoignent soient souvent des indéterminés ( dont le parent divin n’est pas connu ) ou des enfants de dieux mineurs.

Des personnages changent de tête et d’autres apparaissent soudainement

Lorsque l’on suit un programme sur une longue durée, on aime qu’il n’y ait pas de changement d’acteurs. Le personnage de Chiron change de tête entre les deux volets. De plus, le timing pour l’apparition de certains personnages n’est pas le bon. C’est le cas de Clarisse. On ne la voit pour la première fois que dans le deuxième volet, alors qu’elle est la principale rivale de Percy dès son arrivée à la colonie des sang-mêlé dans les livres et qu’elle a une importance non négligence dans le deuxième tome. Elle est en effet désignée pour mener une quête. Malgré l’avertissement de l’oracle, elle part toute seule en quête ( alors que le nombre de participants à une quête est normalement trois ). Dionysos aussi, le directeur de la colonie, n’apparaît que dans le deuxième volet. Dommage qu’on ne donne aucune explication sur son absence.

Pareillement, Thalia, la fille de Zeus, dont le sacrifice protège la colonie des sang-mêlé n’est mentionnée qu’au tout début du deuxième volet alors qu’il aurait été important de connaitre son existence dans le premier volet ( ce qui aurait évité l’introduction du deuxième volet ).

Clarisse fille d’Arès

Annabeth et Grover ne servent pratiquement à rien

L’une des plus grandes forces des livres Percy Jackson, ce sont ses personnages qui sont sympathiques, attachants, drôles et beaucoup plus nuancés, ce que les films ne parviennent pas à retranscrire. Les personnages y sont beaucoup plus lisses et très manichéens. Soit ils sont trop gentils, soit ils sont trop méchants. Du début à la fin de l’histoire, ils gardent les mêmes caractères.

Seuls les noms des personnages principaux sont connus et ils sont les seuls à interagir entre eux. Les autres demi-dieux font uniquement office de figurants à l’écran. On ne connait rien sur eux, même pas leurs noms. Le pire, c’est qu’il ne semble pas y avoir de véritables liens fraternels entre les pensionnaires. Dans les livres, il existe de véritables liens affectueux entres les sang-mêlés. Les demi-dieux d’un même bungalow se considèrent comme frères et sœurs et se soutiennent les uns les autres. Ils jouent ensemble et se font des blagues et ne passent pas leur temps à s’entrainer ( ils restent tout de même des enfants et ne ressemblent pas à des robots surentrainés et sans sentiments ).

Percy Jackson est trop sûr de lui et s’en sort trop facilement. Dans le premier volet, il s’adapte un peu trop rapidement à son nouveau monde, alors qu’il n’y connaissait rien quelques jours plus tôt. Au contraire, dans le deuxième volet, il est rempli de doutes, alors qu’il a gagné une certaine expérience lors de sa quête. De ce fait, il est difficile de s’attacher à ce personnage.

Annabeth, la fille de « la déesse de la stratégie guerrière » selon sa propre expression dans le premier volet ne sert qu’à soutenir le « véritable héros de l’histoire ». Seuls ses talents de combattante sont mises en avant. Ni son intelligence, ni ses compétences de tacticienne, ni son rêve de devenir architecte, ni même son histoire personnelle ne sont évoqués. Ce qui donne donc un personnage adroite au combat, mais complètement terne, sans passé et sans objectifs.

Annabeth est une demi-déesse sans pouvoir particulier et c’est pourquoi elle préfère utiliser la ruse avec ses ennemis, au lieu de se précipiter comme elle le fait en attaquant Luke dans le premier volet. Dans les livres, Annabeth et Luke sont très proches. Ils ont fugués de leurs maisons et ont vécu dans la rue pendant plusieurs mois avec Thalia ( encore un oubli du premier film ), et elle lui reste loyale et hésite à le considérer comme un ennemi pendant longtemps. Cela aurait amplifié l’aspect dramatique du film s’il y avait eu un conflit entre sa raison et ses sentiments envers Luke.

De plus, Elle accepte sans broncher de partir en quête, avec Percy et Grover, à la recherche de trois perles qui permettent de quitter les enfers, alors que la mère de Percy y est emprisonnée, ce qui augmente le nombre de leur trio à quatre. Ce n’est qu’aux enfers, après avoir retrouvé la mère de Percy, qu’ils se rendent compte que trois perles ne suffisent pas à quatre personnes, et que l’un d’eux devrait donc rester aux enfers. Percy accepte d’ailleurs un peu trop facilement que son meilleur ami Grover y reste ( ce qu’il fait surtout pour pouvoir rester avec Perséphone ).

Dans le deuxième volet, la seule action d’Annabeth est de se faire blesser grièvement, ce qui les amène à tester le pouvoir guérisseur de la toison d’or. Dans le deuxième tome, Annabeth a une plus grande influence sur l’histoire. Elle réussit à résister au pouvoir d’enjôlement ( pouvoir de suggestion ) de Circé et délivre Percy changé en cochon d’inde. Elle s’expose volontairement aux chants des sirènes pour découvrir son défaut fatal ( le défaut d’orgueil ), manquant de mourir au passage. Elle a l’idée de détourner l’attention de Polyphème, en utilisant ses connaissances sur la mythologie pour permettre à Percy de délivrer Grover et Clarisse.

Grover est un apprenti protecteur. Son rôle est de protéger les demi-dieux contre les monstres, en particulier Percy, jusqu’à ce qu’ils apprennent à se débrouiller tout seuls. L’ennui, c’est qu’il n’a aucun pouvoir ni aucune arme dans les films, et on se demande comment il peut protéger les demi-dieux sans capacités réelles. Dans les livres, la magie sylvestre est assez puissante. Bien que Grover soit assez nul au début, il est quand même capable d’endormir Percy, de parler aux animaux et de placer une protection sur eux, il peut lire les émotions humaines, rien que dans le premier tome. Dans les tomes suivants, il est capable de pister une personnes disparue, absorbe une partie des pouvoirs du dieu Pan, est capable de pousser un cri capable de provoquer une grande peur chez ses adversaires, au point de pousser toute une armée ennemie à battre en retraite. Dans le dernier tome, il est capable d’ouvrir un passage vers les enfers, et avec l’aide d’autres satyres, de transformer un titan en arbre. La magie sylvestre n’est donc pas anodine. La supprimer n’était pas l’une des plus brillantes idées des scénaristes, d’autant plus que cela fait passer à la trappe le message écologique des livres, comme lorsque Percy trouve des milliers de déchets au fond de l’océan, ou quand Pan le dieu des natures sauvages meurt parce que les humains ont détruit son royaume.

Les films changent les raisons qui motivent la révolte de Luke contre les Olympiens. Il devient ainsi méchant pour « devenir le maître ». Dans les livres, il est colère contre eux pour des raisons très compréhensifs pour le lecteur. Il est le leader de la colonie des sang-mêlé et le conseiller du bungalow d’Hermès. Il voit ainsi l’abandon des demi-dieux par leurs parents divins, d’autant plus qu’il a vécu dans la rue pendant un certain temps. Cela a une certaine incidence sur la mine des pensionnaires. Lorsque Percy entre pour la première fois dans le bungalow d’Hermès, il remarque le désespoir sur leurs visages.

Les dieux considèrent les demi-dieux comme leur main d’œuvre, quand ils ne les tuent pas ou ne les maudissent pas par simple caprice. Dans le premier tome, Percy passe près de cinq jours à la colonie des sang-mêlé sans la moindre information sur l’identité de son père. Il dort dans le bungalow bondé d’Hermès. Son père ne le reconnaît que pour qu’il l’aide à retrouver l’éclair de Zeus, ce que Percy ne manque pas de souligner d’ailleurs. Puis, Arès l’intercepte, lui et ses amis, et les force à aller chercher son bouclier dans un parc d’attraction. Ils manquent d’y laisser leurs vies. Arrivé aux enfers, il apprend qu’Hadès retient sa mère en otage et qu’Arès les a manipulé pour qu’ils y amènent l’éclair. Quand ils arrivent à l’Olympe, son père l’appelle « son méfait » et Zeus ne lui est même pas reconnaissant pour avoir rapporté son éclair. Il renonce à le tuer « pour préserver la paix dans sa famille ». Rien que dans le premier tome, tout est fait pour montrer que les dieux sont des cons, et ça ne s’arrange pas dans les tomes suivants. Le but de Luke est donc de libérer les sang-mêlé de l’influence des dieux, pour qu’ils soient libres et soient en mesure de faire leurs propres choix, ce que comprend parfaitement Percy.

Chaque fois que Percy rencontre Luke, celui-ci ne manque pas de lui demander ce que les dieux ont fait pour lui. Une question à laquelle Percy n’aura aucune réponse. D’une certaine manière, Percy a les mêmes griefs contre les dieux, à cause des nombreux coups fourrés qu’ils lui font tout au long de la saga. Dans les films, Percy n’a rien à reprocher aux dieux. Dès son arrivée à la colonie, il découvre l’identité de son père. Celui-ci lui a construit une cabane, lui parle et le conseille dans les moments de doute, et ce n’est même pas de sa faute s’il est absent de sa vie, puisqu’une loi interdit aux dieux de vivre avec leurs enfants ( dans les livres les dieux s’en foutent de leurs enfants ). Rendre les dieux moins cons dans les films change le combat de Luke contre les dieux. Du coup, il devient un méchant assoiffé de pouvoir, un méchant parmi tant d’autres, ce qui le rend moins sympathique aux yeux des téléspectateurs.

C’est pourquoi, je ne parviens pas à détester Luke dans les livres. Il est facile pour le lecteur de ressentir de l’empathie pour ce personnage. Celui des films est non seulement stupide ( il donne à Percy des chaussures ailées, perdant ainsi le seul avantage qu’il a contre lui, celui-ci étant plus puissant que lui ), mais aussi peu intéressant. Il ressemble beaucoup plus à un gamin en pleine crise d’adolescence en colère contre le monde entier.

Un méchant sans envergure

C’est la pire erreur du premier film. Sans Cronos, Luke devient le grand méchant de l’histoire. Malheureusement, il ne représente aucun véritable danger pour les dieux et pour le monde. Il n’est tout simplement pas assez puissant. Ses seuls talents sont l’escrime et le vol, ce qui n’est pas suffisant contre des dieux millénaires contrôlant les éléments.

Il est difficile d’imaginer qu’il puisse constituer une réelle menace pour les dieux. Il se fait battre facilement par un Percy inexpérimenté, alors qu’il avait la foudre de Zeus, qui est décrit dans les livres comme « plus puissante qu’une arme nucléaire ». Dans le deuxième volet, il ressuscite Cronos dont la première action est de l’avaler sans autre forme de procès. Lorsque Percy tue Cronos, il est libéré, mais tombe dans la caverne de Polyphème et s’y retrouve piégé. Ses sorties le rendent ridicule et ne permettent pas de le prendre au sérieux. Dans le premier tome, Luke parvient à garder ses intentions sécrètes. Percy ne découvre qu’il est le voleur de foudre qu’à la fin, après avoir fêté sa victoire. Luke parvient non seulement à le blesser grièvement, mais s’enfuie aussi avec panache.

Quant à Cronos, le grand méchant, a peu de temps à l’écran. Il ressemble à une bête sans cervelle, avalant tout humain sur son chemin, sans réfléchir à leurs potentiels utilité. Il avale Luke sans sourciller alors que celui-ci venait de le ressusciter et ne pense même pas à le prendre comme allié, même pas de façon temporaire, alors qu’il se retrouve dans un monde qui a changé et qu’il ne connait donc pas. Tout comme Luke, il se fait battre facilement par percy avec une « lame maudite » ( on prend même pas le temps d’expliquer pourquoi elle l’est ). Dans les livres, Cronos ne ressuscite que dans le tome 4. Mais il est teasé dès le premier tome. Il est très intelligent et très manipulateur. Il parvient même à manipuler Arès, le dieu de la guerre. C’est lui qui orchestre tous les événements de la saga. Luke n’est finalement qu’un pantin ( un pantin certes intelligent et manipulateur ). Du fond de sa prison, il fait peur à tout le monde, même aux dieux. Il parle aux gens à travers leurs rêves et c’est lui qui demande à Luke de voler l’éclair de Zeus, en lui promettant une ère sans dieux. Son aura augmente tout au long de la série, jusqu’au tome quatre. Il est finalement tué grâce à une lame maudite, qui contrairement dans les films, est le couteau d’Annabeth que Luke lui avait offert en lui promettant qu’ils formeraient toujours une famille. La lame est donc maudite à cause du parjure de Luke ( encore un moment raté de mettre Annabeth en avant ).

Où sont passés les moments cultes ?

Lorsqu’on adapte un livre, il est tout à fait normal qu’il manque certains éléments. Les concepteurs des films n’y sont pas allés de main morte sur ce point. Voici les moments que j’aurais aimé voir à l’écran :

  • La détermination de Percy comme le fils de Poséidon après qu’il ait battu quatre enfant d’Arès, le dieu de la guerre
  • Le moment où Percy abandonne sa mère aux enfers pour sauver ses amis, sachant que celle-ci n’aurait pas été d’accord qu’il sacrifie une personne à sa place. C’est le moment où il devient réellement un héros, et non pas quand il bat des demi-dieux au combat comme le suggère le premier volet ( ce que n’importe quel crétin est capable de faire ). C’est le moment où il choisit de faire ce qui est juste et logique en dépit de ses propres désirs ( ses amis lui étaient plus utiles pour retrouver l’éclair volé que sa mère ).
  • Le combat de Percy contre Arès. C’est l’une de ses premières batailles et il parvient à battre le dieu de la guerre en utilisant le pouvoir de l’océan. Un événement qui a son importance dans les livres. En effet, Arès, en mauvais perdant, le maudit. Cette malédiction se manifestera dans le troisième tome alors qu’il combat Atlas.
  • L’ile de Circé. Dans le deuxième tome, Annabeth et Percy débarquent sur cette ile où les hommes sont systématiquement changés en cochon d’inde, ce qui arrivera à Percy. Annabeth le libère et libère aussi d’autres prisonniers, dont Barbe-noire, qui détruisent toute l’ile. Après, Percy découvre ses talents innés de navigateur.
  • Les chants des sirènes montrent le plus grand désir d’un individu, et donc sa véritable nature et son défaut fatal. Annabeth décide d’écouter les chants pour découvrir son défaut fatal, pour pouvoir le contrôler et éviter ainsi de commettre des erreurs stupides.

Le verdict

Tous les éléments présents dans les films sont pratiquement tous dans les livres, que ce soient le vol de l’éclair par Luke, les perles magiques, les chaussures volantes, l’attaque de l’Hydre de Lerne, la lame maudite, la résurrection de Cronos. Malheureusement, ces éléments sont détournés de leurs rôles originaux, et pas de manière intelligente. L’intrigue devient ainsi incohérente avec des personnages sans caractères qui ont perdu leur charme. Ce sont tous des abrutis et leurs actions se retournent contre eux.

Les films ont tout de même introduit deux concepts que j’ai beaucoup aimé. Percy et Luke sont dotés de pouvoirs qu’ils n’ont pas dans les livres. Le premier devient capable de guérir les gens en utilisant l’eau, comme certains maitres de l’eau dans la série Avatar the last airbender. Il guérit ainsi Annabeth qui s’était blessée. Percy, étant capable de se guérir s’il est en contact avec l’eau, on peut supposer que le champ de ses pouvoirs s’étendent à d’autres personnes. Quant à Luke, il est capable de voler, ce qui est logique, puisque son père Hermès est souvent représenté avec des sandales ailées, ce qui signifierait qu’il est capable de voler.

Finalement revoir les films m’ont donné de l’espoir pour la série parce que je ne vois pas comment elle pourrait être pire que les films.

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