Connaissez-vous les créatures du folklore africain ?

L’Afrique présente une multitudes de peuples, dont chacun présente son propre répertoire folklorique. De ce fait, plusieurs légendes et autres monstres se côtoient dans l’imaginaire collectif d’un même pays, voire d’une même région. Malheureusement, cette richesse culture n’est pas bien appréhendée, aussi bien par les non africains que par les africains eux-mêmes. Alors, voici quelques créatures du folklore africain.

L’agogwe

Cette créature est le personnage principal de mon conte Luzolo et les hommes. Connu sous différentes appellations selon les pays, l’agogwe est un esprit de la forêt, qui vit prétendument dans les forêts d’Afrique Oriental. Serviable et inoffensif, il aide volontiers les humains en échange de nourriture.

Il est présenté comme étant un petit homme d’environ 1.7 m, recouvert de poils rouges, aux longs bras, semblable à un singe avec un front bombé, de petites canines. Plusieurs expéditions ont déjà été menées pour le débusquer, jusqu’ici sans succès.

L’aziza

Non, je ne parle pas de la chanson de Daniel Balavoine, mais d’une race de fées bienfaitrices d’Afrique, plus connues au Benin. Considérée comme un génie de la forêt, l’aziza offre de la chance aux chasseurs et confère des connaissances aux gens qu’elle rencontre. Elle est aussi considérée comme une muse en inspirant les artistes et pour avoir initié les chasseurs à l’art de la musique et de la chanson. L’artiste est ainsi assimilé à cette divinité car elle est sensée le posséder pendant les prestations artistiques.

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L’ELOKO

Cette créature figure dans l’un de mes contes. Son nom signifie « chose » en lingala. Il arpenterait les forêts de la République démocratique du Congo, où il est l’une des pires craintes des chasseurs.

Il serait trapu et mesurerait environ 1,20 m. Son corps serait recouvert d’herbes, tandis que ses cheveux seraient constitués de feuilles. Il se promènerait toujours avec une cloche qui lui permettrait de paralyser ses victimes. Pour tuer ses proies, il aurait une arme imparable, une bouche extensible capable d’avaler un homme entier.

L’ASANBOSAM

Aussi connu sous le nom de sasanbosam, l’asanbosam est le pendant vampirique d’Afrique. Il appartient au folklore des ashantis du Ghana, ainsi que de la Côte d’Ivoire et du Togo. Il aurait des dents en fer, une peau rose, des cheveux roux et des pattes crochus qui lui permettraient de s’accrocher aux branches, tête vers le bas comme les chauves-souris, attendant qu’un malheureux viennent s’y mettre debout pour l’attaquer et lui sucer son sang.

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LE MNGWA ( je n’ai pas la moindre idée de comment ça se prononce )

Son nom vient du swahili et signifie « la bête étrange ». Aussi appelé le nunda, il est connu en Tanzanie. Sa première mention remonterait au XII -ème siècle dans un poème : « Je m’enfonce dans la forêt pour y être mangé par la bête étrange« . Depuis, il aurait été aperçu par de nombreuses personnes, après qu’il aient attaqué des villageois qui l’ont décrit comme étant un félin plus gros que le léopard, avec une fourrure rayée semblable à celle d’un tigre, mais en moins flamboyant.

Il est parfois confondu avec l’ours nandi.

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L’OURS NANDI

Son nom vient du fait qu’il a été rapporté pour la première fois par la tribu des Nandi, une ethnie du Kenya. C’est dans ce pays qu’il est connu et dans une moindre mesure en Tanzanie.

Sa description change selon les versions. Pour certains, ce serait un ours avec un manteau brun tacheté, bien qu’il n’ y ait pas d’ours en Afrique subsaharienne. Pour d’autres, ce serait une grande hyène ayant la taille d’un lion avec une robe rouge-brunâtre ou d’une couleur plus foncée. Pour les nandi en revanche, ce serait un babouin géant. C’est un animal nocturne qui s’attaque à l’homme lors des nuits sans lune.

LE MPÉWO

C’est un python sacré de la ville de Mpéssoba du Mali. Sa dénomination dépend selon les ethnies. Il est appelé Ninki Nanka chez les Soninké et thianamba chez les Peuhl.

Sa nature sacrée est due à ses origines. Selon la légende, Mpè, héro légendaire du Mali, en voulant installer sa hutte, devait couper certains arbres pour se faire de la place. Ce faisant, il mit à nu un serpent totalement inoffensif. Il décida alors de s’installer à côté de lui et, lui construisit également une case qui existe toujours aujourd’hui mais légèrement agrandie.  De ce jour, ce Mpéwxo est lié aux traditions de la famille Coulibaly, qui habite dans le quartier de Ntio.

Ce serpent inoffensif est très fidèle à son village. Selon les rumeurs, chaque fois, qu’il est capturé pour être emmené en dehors du village, ils disparait pour revenir à sa case. Il rend parfois visite aux gens pour leur envoyer des messages. Par exemple, s’il apparaît en plein jour, un malheur guette celui qui l’aperçoit. S’il apparaît dans les marchandises d’un commerçant, alors celui-ci aura une période de prospérité.

LE MOKÉLÉ-MBEMBÉ

Son nom qui signifie : « celui qui peut arrêter le flot de la rivière » lui va comme un gant. Encore appelé le dernier dragon d’Afrique, il vivrait dans les affluents du fleuve Congo et ferait chavirer des pirogues d’un simple coup de patte ou de queue, quand elle juge son territoire menacé.

Elle est souvent décrite comme une créature de très grande taille, de couleur brun-gris, avec un cou élancé, surplombé par une petite tête reptilienne, et un puissant appendice caudal. Bien qu’agressif, le mokélé-mbembé est herbivore et se nourrit principalement du fruit de la saba senegalensis, connu au Congo sous le nom de malombo.

Plusieurs expéditions ont déjà été menées pour prouver son existence, jusqu’ici sans succès.

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L’EMELA-NTOUKA

Continuons avec une autre créature supposément vivre dans le bassin du Congo. Son existence a été rapporté par les tribus autochtones du nord du Congo. Ce serait un animal à la peau glabre, de couleur grisâtre, quadripèdes avec une queue semblable à celle d’un crocodile.

Son autre nom, « le tueur d’éléphant » lui vient de son extrême agressivité. En effet, il s’attaquerait aussi bien à l’éléphant, qu’au rhinocéros et à l’hippopotame, mais sans les dévorer car il serait herbivore.

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LE CHIPIQUE

Aussi connu sous le nom de chipekwe, le chipique est une créature du folklore d’Afrique Australe. Il vivrait entre la frontière de l’Angola et de la Zambie, dans les lacs Bagwelo et moero et la rivière luapula.

Il est décrit comme un mélange de dinosaure, de rhinocéros, et d’éléphant. Tout comme le rhinocéros, il serait gris et aurait une corne sur le nez.

L’existence des cryptides, bien que non prouvée, nourrit les passions et leur fantasme soutient l’économie en stimulant le tourisme. De nos jours, des milliers de personnes croient encore en leur existence.

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