4 choses à se rappeler pour la journée internationale des droits de la femme

De nombreux pays ont institutionnalisé le jour du 8 Mars comme étant la journée internationale des droits de la femme. Ce qui était auparavant une journée de réflexion et de revendication s’est transformée en un simulacre de solennité, en oubliant complètement les objectifs initiaux de cette journée.

La journée du 8 Mars a été célébré par les Nations unies en 1975 pour promouvoir les droits des femmes. Il dérive d’un mouvement syndical crée en 1908 à New York lorsque 15000 femmes ont défilé pour réclamer des heures de travail plus courtes, de meilleurs salaires et le droit de vote. Aujourd’hui encore, malgré l’amélioration des conditions des femmes, un long chemin reste à parcourir pour l’établissement d’une véritable parité homme-femme.

Ainsi, il serait judicieux de se rappeler que la lutte pour l’égalité homme-femme continue et qu’il ne suffit pas de brandir des affiches ou de crier des slogans sur la place publique pour faire du féminisme. La lutte passe aussi par l’éducation, par une véritable prise de conscience publique, par la pratique d’actes simples à la portée de tous et par le changement de mentalités.

Les droits des femmes concernent tout le monde

Ce n’est pas qu’une affaire de femmes. Nous avons tous au moins une fille, une sœur, une mère, une tante, une grand-mère ou une amie. Lutter en faveur des droits des femmes revient donc à lutter pour les droits des personnes que l’on connaît et que l’on aime. Les femmes étant humaines, il s’agit surtout de militer pour l’instauration de droits fondamentaux qui devraient être accessibles à tous, y compris aux femmes.

La journée du 8 Mars n’est pas une fête

Le 8 Mars est devenue une journée de festivités. Dans mon pays, les femmes arborent le pagne du 8 Mars. Des ateliers, des conférences et des manifestations sont organisés au cours desquels des discours sont prononcés pour rappeler l’importance des droits des femmes, et c’est tout. Et ce même spectacle est organisée l’année suivante. Il est ainsi difficile de mesurer l’impact de cette journée sur la vie réelle.

Respecter les droits des femmes est un impératif économique

Le développement socio-économique d’un État passe avant tout par l’éducation des femmes, par leur émancipation, et par leur intégration dans le monde du travail, surtout à des postes à responsabilités. Malheureusement, les femmes se cantonnent souvent à des postes de subalternes ou à des « filières féminines », en cause le fameux plafond de verre qui, loin d’être fragile, est un véritable frein à l’intégration professionnelle des femmes. Pourtant les femmes sont de meilleures managers. Selon une étude de Women equity partners, les entreprises dirigées par les femmes sont 32% plus rentables que celles dirigés par les hommes.

De plus, les ressources acquises par les femmes profitent à leurs communautés, surtout à leurs enfants dont le niveau de vie augmente grandement.

Les droits des femmes devraient s’appliquer tous les jours

On ne devrait pas se cantonner au 8 Mars pour en parler. Chaque jour est une occasion de changer les mentalités pour que cessent les agressions quotidiennes, malheureusement souvent qualifiées de banales et qui sont ancrées dans la normalité.

La lutte contre le harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes

Pratiquement toutes les femmes ont été harcelées à un moment donné de leurs vies. Souvent camouflé sous forme de « drague » par le biais de regards de déshabillage, de sifflements, de paroles grossières et de gestes déplacés, il occasionne un véritable traumatisme psychologique pour les victimes.

Un autre fléau de nos sociétés est la violence faite aux femmes, qu’elle soit physique ou psychologique. Chaque année, de milliers de femmes meurent sous les coups de leurs compagnons et de milliers de filles subissent des mutilations génitales.

s’habiller, se coiffer et user de son corps comme on l’entend

C’est l’un des droits fondamentaux de l’homme et c’est celui qui est le plus bafoué. Les femmes s’auto-censurent parfois, que ce soit dans l’habillement ou dans leur conduite dans certains milieux, de peur d’écoper d’une « mauvaise réputation » et de se retrouver au banc de la société.

De même, il leur est parfois interdit de prendre des décisions qui concernent leurs santés, leur bien-être et leurs propres corps. Par exemple, le droit à l’avortement est interdit dans de nombreux pays, ce qui est contre-productif dans la mesure où cela continue de se faire en catimini causant de nombreuses complications dont la mort.

Le ménage n’est pas qu’une affaire de femmes

La parité commence depuis la maison en traitant ses enfants, filles et garçons, de la même manière et en leur montrant l’exemple par le partage équitable des tâches ménagères entre les parents. Une telle impulsion permettrait de briser l’image de la parfaite femme au foyer, assujettie aux tâches ménagères.

Le 8 Mars est donc une journée de revendication pour faire entendre nos voix, même si nous devons le faire tous les jours pour que dans le futur cette journée devienne inutile. Cela n’arrivera que par l’instauration d’une incontestable parité homme-femme.

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