La pensée de la semaine

La saga Harry Potter nous a ensorcelés, de par son intrigue passionnante, son univers enchanteur et ses personnages fascinants. Ces derniers sont très bien développés, et grâce à leurs acquis, prodiguent parfois des leçons de morale, qui ne sont pas inopportunes dans notre existence. L’un de ces préceptes est inculqué à Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley par Sirius Black dans Harry Potter et la coupe de feu (page 554).

Si tu veux savoir ce que vaut un homme, regarde donc comment il traite ses inférieurs, pas ses égaux.

Sirius fait cette remarque pertinente à une Hermione médusée d’apprendre que Barty Croupton Sr avait envoyé son propre fils à Azkaban, la terrible prison des sorciers, treize ans auparavant. Il lui rappelle alors que celui-ci n’avait pas hésité à renvoyer son elfe de maison ( créature de l’univers Harry Potter utilisé par certains sorciers comme esclaves ), bien qu’elle lui fut dévouée, quand elle fut découverte avec une baguette magique à la main ( ce qui est une violation des lois en vigueur dans le monde des sorciers ).

En voyant son elfe de maison avec un objet interdit, la première intention de Barty Croupton avait été de se protéger d’un nouveau scandale et d’éviter de raviver le souvenir de sa disgrâce, provoquée par l’arrestation de son fils, quitte à sacrifier son elfe de maison.

Sirius veut ainsi faire comprendre à Hermione que la valeur d’un individu se mesure à sa manière de traiter les gens quelles que soient leurs origines sociales. Il est plus facile de s’en prendre à un subordonné, à une personne incapable de se défendre qu’à une personne de force égale ou plus fort, justement parce que c’est plus facile et qu’il n’y aura aucune conséquence. Les lâches, les personnes sans scrupules ou souffrant du complexe d’infériorité sont les plus susceptibles d’utiliser cette stratégie pour se dédouaner de leurs fautes.

De même, il est plus accommodant de rabaisser une personne, en la dénigrant au vu et au sus de tous, pour cacher ses lacunes. Cela permet de se faire passer pour plus intelligent ou plus compétent qu’on ne l’est en réalité. S’acharner sur une personne permet ainsi de se sentir plus fort et de booster sa confiance en soi, tout en la dévalorisant à ses propres yeux et à ceux de son entourage et d’écarter un éventuel concurrent.

Au contraire, l’humilité et la déférence sont des attitudes conformes devant une personne d’un rang social élevé. L’instinct de survie prend alors le dessus et on peut sombrer dans les pires bassesses pour se maintenir à son poste ou pour monter en grade ou encore pour sauver sa peau.

Cela résume en fait la loi du plus fort. Si une personne n’est pas en mesure de se défendre, on peut se permettre de la brimer ou de la molester sans crainte de représailles. Dans le cas contraire, on règle son attitude selon sa capacité de nuisance pour se conduire de manière respectueuse ou servile.

Il ressort donc que le comportement d’une personne envers une autre définit sa nature. Un être intègre sera juste en toute circonstance envers les gens et ce quels que soient leurs rangs. Par contre, une personne lâche, immorale et complexée modifiera son comportement en fonction du statut de la personne avec qui il est en relation.

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