Tag Harry Potter : 10 livres pour 10 sortilèges

Salut mes chères bibliophiles ! Je suis tombée sur un tag, que j’ai beaucoup aimé, écrit par Au Bazart des mots, qui l’a repris sur le blog de La Geekosophe. Le principe du tag est très simple, associer des sorts de l’univers Harry Potter à des livres. J’ai été séduite par le concept et j’ai décidé de le réinterpréter selon mes goûts littéraires. C’est parti !

1.Expecto patronum : un livre d’enfance lié à de bons souvenirs

Alice et les contrebandiers

James Roy, le père d’Alice, a invité sa fille et les deux amies de celle-ci, Bess et Marion, à passer quelques jours à Crest Hill, dans un hôtel consacré aux loisirs. Alice se distrait en jouant au golf. Lorsque sa balle atterrit à l’orée de la forêt, Sammy, son jeune caddie refuse d’aller la récupérer : selon lui, un fantôme garde l’entrée du pont en corde qui se trouve à proximité. Alice décide d’en avoir le cœur net…

Alice Roy et ses aventures ont bercé mon enfance. J’ai lu en premier Alice chez les incas qui m’a fait découvrir la culture Inca et j’ai enchaîné ensuite avec d’autres romans. Mais le plus marquant a été Alice et les contrebandiers à cause des circonstances de sa lecture. J’étais hospitalisée à l’époque et ma sœur m’avait apportée ce livre. Je n’avais rien d’autre à faire, à part me morfondre dans mon lit d’hôpital, autant dire que je l’ai dévoré. En un instant, tous mes soucis se sont envolés : je n’étais plus dans un hôpital et certains de mes compagnons d’infortune n’étaient pas morts. J’étais au côté d’Alice, en train de résoudre le mystère avec sa bande. Évidemment, j’ai dû redescendre sur terre à la dernière page du livre, et retrouver ma triste chambre d’hôpital. Mais cela reste tout de même l’un de mes souvenirs les plus mémorables.

2. Expellarmius : un livre qui prend par surprise

Dix petits nègres

Dix personnes, qui n’ont aucun point commun entre elles, se retrouvent sur l’« île du Nègre » sous le prétexte d’invitations ou d’offres d’emplois : le général John Gordon Macarthur, Vera Elizabeth Claythorne, Emily Caroline Brent, le juge Lawrence John Wargrave, Philip Lombard, le docteur Edward George Armstrong, William Henry Blore, Anthony James Marston, ainsi que le couple Thomas et Ethel Rogers. Isolés du continent par une tempête qui affecte l’île, leurs hôtes Mr et Mrs Owen restant mystérieusement absents, invités et domestiques se voient tous accusés de meurtre par une voix enregistrée. Les personnes sont alors toutes tuées, les unes après les autres, à la manière des couplets d’une comptine qui parle de dix petits nègres, affichée dans chaque chambre.

Je n’aime pas trop le titre du roman ( il a été changé en « Ils étaient dix » en 2020 pour faire plus politiquement correct ), ni la comptine qui est au cœur de l’intrigue d’ailleurs. J’ai gardé le titre originel parce que le réformer revient à déguiser les intentions de l’autrice. De plus, ce n’est pas en édulcorant les œuvres décriés que l’on va changer la mentalité de certaines personnes.

J’ai été agréablement surprise en lisant ce livre parce que finalement ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. C’est l’un des meilleurs romans policiers que j’ai jamais lu. On est happé par l’histoire, et on attend qu’une chose, découvrir rapidement l’identité du meurtrier. Mais comme dans tous les romans d’Agatha Christie, il est pratiquement impossible de découvrir son identité avant que l’autrice ne la révèle elle-même.

3. Priori Incantatum : mon dernier livre lu

Journal d’un vampire, tome 3 : les âmes de l’ombre

Revenue à la vie, Elena n’est plus une simple humaine. Dans ses veines coule désormais une force qui la rend irrésistible aux yeux de tout être malveillant. Pour protéger celle qu’il aime, Stefan le sait, il leur faut fuir Fell’s Church : une créature maléfique y provoque d’étranges phénomènes… Damon, le frère de Stefan, traqueur maintenant traqué, ne tarde pas à en découvrir la source : Shinichi. Esprit diabolique et polymorphe, ce kitsune des légendes japonaises est venu avec sa jumelle Misao dans l’unique but de détruire la ville. Sous l’emprise du démon avec lequel il a passé un pacte, Damon persuade Stefan de partir, pour l’éloigner d’Elena. Mais c’est sans compter sur Bonnie, Meredith et Matt. Mais parviendront-ils à dompter leurs propres démons intérieurs ? Sauront-ils déjouer les pièges des jumeaux pour sauver leur amie et Fell’s Church ?

Depuis le temps que j’ai découvert la série Vampire Diaries, je rêvais de lire cette série littéraire. Jusqu’à présent, je ne suis pas déçue de ma lecture. Contrairement au premier tome dont lequel Elena était superficielle, manipulatrice et égoïste, elle devient candide dans le tome 3, après sa renaissance à la fin du tome 2. De ce fait, elle redevient un bébé qui doit tout apprendre ( un bébé très puissant tout de même ). Et c’est ce contraste qui m’a énormément plu, entre ses pouvoirs nouvellement acquis et son ingénuité. Entre retrouver sa mémoire, gérer la jalousie de Damon et de Caroline et échapper à Shinichi, elle aura fort à faire. Heureusement que ses amis seront là pour la soutenir. Vous l’aurez compris, j’ai hâte de lire les tome suivants.

4. Alohomora : un livre qui m’a ouvert les portes d’un genre que je ne connaissais pas

Harry Potter et la chambre des secrets

Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potions magiques, les matchs de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry et ses amis Ron et Hermione trouveront-ils le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ?

Comme beaucoup de personnes à travers le monde, c’est Harry Potter qui m’a donné l’amour de la lecture. Le premier que j’ai lu est en l’occurrence le tome 2 que j’avais emprunté à un camarade de classe. À l’époque, j’étais en sixième et je me souviens qu’il manquait les premières pages, si bien que je n’avais pas pu lire le début. Mais qu’importe, je l’ai lu, relu et re-relu, et j’avais dû le rendre à regret. Je n’avais jamais eut autant envie de piquer une chose à quelqu’un. À ce moment, mon seul souhait était de lire la saga en totalité, ce que je n’ai pu faire que trois plus tard ( l’accès au nouveau livre est assez difficile dans certains pays, dont le mien. C’était encore pire lorsque j’étais petite. Aujourd’hui, il est plus facile de se procurer un livre grâce à internet, même si le prix est assez couteux pour beaucoup de personnes ).

Depuis, mon engouement pour Harry Potter ne s’est pas émoussé, bien au contraire. Grâce à cette saga merveilleuse, les genres fantasy-fantastique sont devenus mes genres de prédilection.

5. Riddikulus : un livre qui fait rire

L’accro du shopping dit oui

Sa devise? Je dépense donc je suis. Sa vision du devoir conjugal? Choisir LA bague indémodable. C’est insensé et pourtant Becky Bloomwood va se marier ! Et inutile de dire que les préparatifs s’annoncent… catastrophiques : très vite, se pose la délicate question du lieu où célébrer l’union. Dans le jardinet ridiculement british de papa, avec tente bariolée et robe de mariée qui vous fait la silhouette « d’une saucisse dans un chausson de pâte feuilletée »? Ou au mythique hôtel Plaza, sous l’égide de la belle-mère, authentique Cruella au total look fashion? Écartelée entre goût du luxe et respect des traditions, Becky la flambeuse va cette fois-ci devoir choisir. Pour le meilleur et pour le rire…

Je ne me suis jamais autant marrée en lisant un bouquin. Avec ce livre, j’ai découvert qu’un roman pouvait tout aussi bien être hilarant qu’un film ou une série comique. J’ai adoré me plonger dans les pensées complètement farfelues de Becky. C’est un personnage fantasque, extraverti, drôle, dépensière compulsive, qui ne se prend pas au sérieux, et qui a cœur en or, et c’est ce qu’on adore. Elle a un talent fou pour se mettre dans la mouise, et un talent encore plus fou pour s’en sortir. Les préparatifs de son mariage vont rapidement devenir un véritable casse-tête. Elle usera de toute son ingéniosité pour que les événements tournent à son avantage. On ne s’ennuie pas avec Becky, et on en redemande après l’avoir découvert.

6. Sonorus : un livre dont tout le monde devrait entendre parler

Le voyage fantastique

Qu’une équipe chirurgicale se précipite au secours d’un blessé, quoi de plus normal ?
Ce qui l’est moins, c’est que dans le cerveau de l’homme qu’on a voulu assassiner s’est formé un caillot qui ne peut être atteint de l’extérieur. Et le sort du monde dépend de cet homme…
Or, en ce lointain futur, la science réalise d’extraordinaires “réductions”, tant sur les êtres vivants que sur les choses : alors, à bord d’un sous-marin microscopique, s’embarquent des médecins de la taille d’une bactérie… Et pour eux commence un voyage fantastique dans les tours et détours du système circulatoire du blessé. Ils ont soixante minutes pour réussir. Au-delà, l’état de réduction prendra fin !

Le voyage fantastique est une novélisation du film éponyme par Isaac Asimov qui a réussi à le mener de main de maître. Il est très agréable à lire, malgré les descriptions très scientifiques ( le vaisseau traverse plusieurs organes de l’organisme ) et des personnages clichés ( un agent secret porté sur ses muscles, un scientifique antisociable, une jolie assistante, un traitre ). Cela est compensé par une intrigue originale avec de nombreux rebondissements, avec en toile de fond la guerre froide, de l’espionnage et la science.

C’est une intrigue vraiment visionnaire parce que la fiction a dépassé la réalité avec l’avènement des capsules vidéo-endoscopiques qui permettent de prendre des photos de l’intestin grêle grâce à une capsule ingérée. Il n’est donc pas absurde d’imaginer qu’on puisse envoyer, un jour, des robots microscopiques dans le corps humain.

7. Oubliette : un livre dont je voudrais ne plus me souvenir

Dracula l’immortel

En 1888, un groupe de six intrépides a réussi à détruire Dracula aux portes de son château de Transylvanie. Vingt-cinq ans plus tard, ils se sont dispersés mais le souvenir de cette périlleuse aventure où l’un d’eux a laissé sa vie les poursuit. Combat quasi mystique contre les forces du mal, vengeance d’amoureux endeuillés ou inextinguible jalousie : les raisons mêlées de leur acte continuent de perturber leur existence et la disparition du prince des ténèbres n’a pas apaisé leurs tourments. Une mort inexpliquée devant un théâtre parisien et un deuxième assassinat d’une effroyable cruauté au cœur de Londres vont réveiller la peur. Du Quartier latin à Piccadilly Circus, l’ombre de Dracula semble à nouveau planer… Les héros d’autrefois devront faire face à un ennemi insaisissable aux attaques sournoises ou d’une violence inouïe, mais aussi à leurs propres démons. De quoi brouiller les pistes et troubler les esprits, dans une intrigue menée avec maestria qui ressuscite le fantasme et la malédiction de l’immortalité.

Ce roman est présenté comme « une suite officielle » de l’œuvre originelle alors que je trouve que le terme de fanfiction est plus adapté. Je n’ai rien contre les fanfictions du moment qu’elles ne contredisent pas les œuvres dont elles s’inspirent. Ainsi, une fanfiction doit s’adapter à l’œuvre originel et non le contraire, ce que les auteurs de ce roman ont ignoré de faire. Ils ont modifié beaucoup d’éléments pour que Dracula colle plus avec leur imaginaire.

Trois faits m’ont particulièrement dérangé :

  • Dracula est présenté comme un gentil, amoureux de Mina, qui ne serait pas responsable de tous les meurtres du premier volet et dont le seul but est d’arrêter la course sanglante de sa cousine.
  • Mina est amoureuse de Dracula, qui est aussi le père de son fils Quincy, ce que je trouve complètement aberrant. Rappelons que dans le premier volet, Dracula est présenté comme un vieil homme aux allures bestiales, qui inspire la crainte à tous ceux qu’il rencontre.
  • Le changement du méchant de l’histoire : la comtesse Báthory est l’antagoniste du roman et c’est elle qui suscite toutes les actions de Dracula, ce qui diminue le charisme de ce dernier. C’est un personnage cruel, qui fait son effet, même si j’estime qu’on n’aurait pas dû toucher au caractère de Dracula.
  • la présence de Bram Stoker : pourquoi diable a-t-il été introduit dans l’intrigue ? Comme si dénaturer son livre ne suffisait pas, il fallait en plus dénigrer son auteur. En plus, il ne rapporte rien à l’histoire.

Le problème, c’est que les auteurs ont voulu surfer sur la vague Twilight avec un vampire bon, amoureux d’une humaine, avec qui il a eut un enfant, ce que je n’ai pas apprécier.

8. Impero : un livre lu dans le cadre de mon cursus scolaire

Le pleurer-rire

À la suite d’un coup d’État contre le président Polepole, tonton Hannibal-Ideloy Bwakamabé Na Sakkadé prend le pouvoir. Il instaure immédiatement un régime dictatorial et ethnique, mêlant à la fois la propagande, les rafles d’opposants et les assassinats. L’opposition est muselée et les gens sont obligés de rentrer dans le rang ou de s’exiler pour garder la vie sauve.

J’ai lu ce roman lorsque j’étais en terminale et je n’avais pas accroché avec l’histoire parce qu’à l’époque, j’étais plutôt branchée Harlequin. Passée cette période, j’ai découvert ou redécouvert d’autres genres. Aujourd’hui, je me rend compte de la profondeur de cette œuvre. Véritable caricature de la dictature, l’histoire nous est relatée par un maître d’hôtel, personnage discret, très malin, jugé insignifiant par les hautes sphères du pouvoir, qui pourtant va être au cœur de tous les événements. La vulgarité et la violence des mots reflètent le caractère de «Tonton Hannibal». Henri Lopez dénonce ainsi les coups d’État à répétition et les systèmes dictatorial en Afrique en mêlant à la fois la tragédie, l’humour et la violence. C’est une mixture dont les ingrédients sont savamment mélangés pour une meilleure dégustation.

9. Endoloris : un livre douloureux à lire

Racines

Lorsque Alex Haley était enfant, sa grand-mère avait coutume de lui raconter des histoires sur sa famille, des histoires qui remontaient à travers les générations jusqu’à l’«Africain». Elle disait que cet homme avait vécu de l’autre côté de l’Océan et qu’un jour où il était allé couper un tronc dans la forêt pour se tailler un tambour, quatre hommes l’avaient assailli, battu, enchaîné et traîné jusqu’à un bateau d’esclaves en partance pour l’Amérique. Devenu écrivain, Alex Haley n’avait rien oublié de ces récits. Douze ans et 800 000 kilomètres furent nécessaires pour reconstituer deux siècles d’histoire de sa famille, depuis le village natal de Djouffouré en Gambie.

Il est pratiquement impossible de ne pas s’émouvoir ou de ne pas verser des larmes en lisant ce roman qui peint admirablement l’une des épisodes les plus atroces de l’histoire de l’humanité. Au fil des pages, kounta Kinté passe d’une enfance heureuse dans son village à une vie de souffrance, d’humiliation, de déshumanisation d’abord dans le bateau négrier, puis aux États Unis où il est réduit au simple rang de bétail. Pour mieux le dresser, ses maitres vont même changer son identité pour lui ôter toute africanité. Malgré tout, il n’aura de cesse de tout faire pour ne pas oublier ses racines et à les inculquer à sa fille, pour que son nom interdit perdure. C’est un roman poignant qui décrit admirablement l’horreur vécue par de milliers de personnes à travers des siècles.

10. Avada Kedavra : un livre qui peut tuer (interprétation libre )

Le prince cruel

Jude à 17 ans et vit à la Haute Cour de Domelfe dans le royaume de Terrafæ. Enlevée au monde des mortels lorsqu’elle n’était qu’une enfant et élevée avec ses sœurs parmi les puissants, elle a appris à se protéger des sortilèges et à se battre à l’épée. Pourtant, elle subit jour après jour les moqueries et les insultes. Car elle n’est qu’une humaine, vouée à la mort, dans un monde où règnent les Fæs, créatures sublimes, immortelles… et cruelles. Personne ne la hait plus que le Prince Cardan. Le plus jeune des héritiers de la couronne semble décidé à lui nuire. Jusqu’à la tuer ? Mais Jude, elle, est prête à tout pour gagner sa place à la cour et reprendre le pouvoir sur sa vie.

Quoi de mieux pour clore cette liste que mon coup de cœur de l’année ? J’ai tout adoré dans ce roman, que ce soit le royaume magique des faes ou les personnages complexes, dénués de tout manichéisme. J’ai avant tout adoré Jude. Voilà une héroïne qui n’a pas froid aux yeux ,prête à tout pour gagner la place qu’elle mérite, capable de rendre coup sur coup tous les affronts qu’elle subit. Ayant été méprisée toute sa vie, elle sait pertinemment que la seule à pouvoir changer sa vie, c’est elle-même.

Ce roman ne m’a pas tué physiquement, mais en le lisant, j’ai éprouvé une véritable empathie pour Jude. Je comprenais sa frustration sur sa condition, sa colère et son aspiration de mener une vie où elle serait pleinement reconnue par les faes.

J’ai pris beaucoup de plaisir à me rappeler et à retranscrire mes lectures les plus mémorables. Si vous voulez prendre part à ce tag, n’hésitez pas à vous lancer dans l’aventure. N’hésitez surtout pas à partager le lien de votre article dans les commentaires.

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