Représentation de la femme dans la saga l’épée de vérité

 
 
 
 
 
 
Dans le monde de Richard, la situation de la femme n’est pas idéale. Elle est plus ou moins importante selon les pays et le rang social. Elle est surtout le miroir des croyances des dirigeants.
Richard est respectueux des droits des femmes. Il les considère comme ses égales. Cette attitude est surtout due à son éducation par Georges, sa mère et Zedd.  Son « dressage » par Denna, change sa vision des femmes, car dès lors il les considère comme pouvant être aussi dangereuses que les hommes.
 
A l’inverse, Darken Rahl et Jagang ont une attitude plutôt misogyne envers les femmes. A leurs yeux, elles ne sont que de simples objets de plaisir et d’éventuelles génitrices. Tout comme Richard, cette attitude est en grande partie due à leurs conditionnements pendant leurs enfances. Darken Rahl a été éduqué ainsi par Panis Rahl son père. Il considère que la seule justification de l’existence de sa mère est de l’avoir mis au monde. Quant à Jagang, son enfance dans la rue et son endoctrinement par frère Narev en a fait le plus grand zélateur de l’ordre impérial.
 
Malgré cela, il existe quelques « îlots de liberté » où les femmes  règnent. C’est le cas de quelques états dirigés par des femmes, comme les royaumes de Galéa et de Tamarang,dans les contrées du milieu et du palais de prophètes, des majendis et des Baka Tau Mana dans l’ancien monde.
 
 
Bien que le protagoniste de l’histoire soit un homme, les femmes participent pleinement à l’intrigue. Bien que Richard soit le plus puissant, il n’aurait certainement pas survécu sans ses accompagnatrices. C’est clair, les personnages féminins ne sont pas de simples faire-valoir.
 

  Kahlan, la matriarche 

Kahlan, la politicienne
 
Kahlan est la digne héritière du puissant clan des inquisitrices. Lorsque Richard la rencontre  pour la première fois, ce qu’il remarque d’abord n’est pas sa beauté, mais bien son intelligence. Et c’est ce qui l’attire le plus. Formée par son père Lord Wyborn, ex roi de Galéa, en politique et en stratégie militaire, elle est une politicienne accomplie. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle est nommée mère inquisitrice à un très jeune âge.
 
Contrairement à Richard qui se révèle parfois naïf, elle est très perspicace. Par exemple, elle devine rapidement que Michael, le frère de Richard, éprouve de la jalousie à son encontre, ce que Richard n’a jamais remarqué. Ensuite, elle devine rapidement, dans le tome 5, que le vote contre l’Ordre impérial ne tournera pas en faveur de Richard. Richard ferait mieux de laisser sa femme diriger l’empire D’Haran.
 
En tant que grande dirigeante, elle n’hésite pas à prendre de décisions difficiles pour le bien commun. Elle pousse ainsi Richard à mettre le rada’han autour de son cou pour lui sauver la vie. En plus, elle finit par accepter la dissolution des contrées du milieu au profit de D’Hara, pour mieux coordonner la lutte contre l’Ordre impérial.
 
Kahlan, la guerrière

Dans ce monde pseudo-moyenâgeux, Kahlan n’a rien d’une demoiselle en détresse, bien au contraire. Les quatuors lancés à ses trousses en ont font les frais. Grâce à Richard, elle a amélioré son habileté d’escrimeuse, en apprenant les rudiments de « la danse avec la mort ».

Lors de l’attaque du sang de la déchirure sur Aydindril, dans le tome 3, Richard tente de jouer les chevaliers servants, en la faisant escorter par des soldats pour « la protéger ». Elle revient finalement sur le champ de bataille puis remet Richard à sa place. Dès lors, il est clair pour les lecteurs qu’elle n’est pas uniquement « la meuf » du héros, mais son égale à part entière.
 
Après la capture de son mari par Nicci, elle prend les rennes de la lutte contre l’ordre impérial et se révèle fine stratège, car elle réussit à mettre en déroute l’immense armée de Jagang, qui est de loin la personne la plus intelligente de la saga (mais pas la plus sage ), retardant la chute d’Aydindril. Dès sa venue au campement, elle réussit à revigorer ses troupes en arrachant une victoire à l’ordre impérial, en se battant à leur côté et en utilisant des méthodes peu orthodoxes. Dès lors ses troupes lui vouent une loyauté sans borne, allant jusqu’à l’appeler la reine guerrière. Cela vous rappelle-t-il un souvenir ? Xena la princesse guerrière bien sûr.
 
 Contrairement à Xena qui règle tous ses problèmes à coups de poings, d’épée et de chakram, Kahlan n’hésite pas à privilégier la voie de la diplomatie quand cela est nécessaire.
 

Kahlan, l’amoureuse

Kahlan aime Richard inconditionnellement. Mais cela ne diminue en rien ses qualités, même après l’avoir épousé.
 

Cara, la garde du corps

La chose la plus importante pour Cara ? protéger son seigneur. Ce qu’elle craint le plus ? Ne pas pouvoir le faire. Cependant, elle ne peut pas être réduite à ce seul rôle. En effet, elle réussit à se lier d’amitié avec son seigneur. Celui-ci sollicite souvent son avis avant de prendre une décision.
 
Elle n’a rien non plus du garde de corps obéissant et attendant sagement les ordres. Elle n’hésite pas à ignorer les ordres voire à les contrecarrer quand elle le juge nécessaire. Elle a indéniablement des qualités de leader car ses sœurs de l’agiel obéissent à ses ordres, bien qu’il n’y ait pas véritablement de hiérarchie parmi les mord-sith. Ainsi, lorsque Richard s’enfonce dans les entrailles de la forteresse du sorcier, dans le tome 3, il n’emmène que Berdine, admettant que Cara a l’âme d’un chef, estimant ainsi qu’elle était la seule D’Haran susceptible de lui succéder.
Tout comme Kahlan, Cara tombe amoureuse. Mais elle reste une guerrière tout aussi redoutable, continuant à préférer sa « tenue de travail ».
 

Nicci, la maîtresse de la mort

En tant que fanatique de L’ordre impérial, Nicci avait une vision peu reluisante de sa vie. A cause de son endoctrinement, dans sa prime enfance, elle considérait sa vie comme inutile et pensait  qu’elle devait se sacrifier pour les autres.
Toutefois, après son séjour à Altrur’Rang avec Richard, elle finit par estimer sa vie comme étant précieuse et rejoint la cause de celui-ci.
 
Nicci est une femme très forte et une magicienne très puissante. Richard la qualifie d’ailleurs comme « la magicienne la plus accomplie depuis les grandes guerres ». En effet, elle a une très grande connaissance en magie, due en partie à son très long séjour au Palais des prophètes, mais aussi à son intelligence naturelle, à sa curiosité et à son ancienne appartenance à la confrérie des sœurs de l’obscurité. Par exemple, elle comprend rapidement la nature du lien reliant Richard aux D’Haran, et l’utilise pour échapper à Jagang tout en désactivant le GPS des D’Haran, pour les empêcher de les trouver. Ensuite, elle comprend rapidement comment mettre en place un sort de maternité. Enfin, elle est capable de s’adapter rapidement à une situation, comme lorsqu’elle a  utilisé la magie soustractive sur le sang de Richard, alors qu’il faisait une hémorragie mortelle.
 
Elle fait aussi preuve d’une très grande maturité d’esprit lorsqu’elle choisit de ne pas s’interposer entre Richard et Kahlan et décide de vivre sa vie et de trouver son bonheur à la fin du tome 15.
 

Sœur verna, la prélat

Sœur Verna a été, dans sa prime jeunesse, conditionnée pendant son initiation de sœur de la lumière à toujours suivre le règlement dicté par sa confrérie. En effet, sa formation impliquait qu’elle suive les ordres et les règles sans se poser de questions. Seuls son séjour hors du palais des prophètes et sa rencontre avec Richard lui vaudront de se débarrasser du carcan des règles du palais.
Elle forme alors un véritable contraste avec ses consœurs, qui bien que sensée être  sage et désintéressée, sont en réalité superficielles ( sœur Phoebe )  et mesquines ( en rapport avec la réélection de l’abbesse dans le tome 3 ).
 
Elle a une grande force morale, car emprisonnée et sous la torture, elle ne renonce pas à ses convictions. Puis, elle n’hésite pas à permettre à Richard de détruire le Palais des prophètes pour empêcher Jagang de s’en emparer, même si cela détruit son foyer.
 
Malgré ses doutes, elle fait tout ce qu’il faut pour protéger les personnes qui sont sous sa charge et devient ainsi une véritable dame abbesse.
 
 
Shota, la femme solitaire

 Shota est en quelque sorte une « petite reine » car elle a son propre royaume, l’allonge d’Agaden. L’aura de son habitante est si grande et redoutable que personne n’ose s’y rendre, y compris les sorciers ! Seuls Zedd et Richard l’ont fait. Toutefois, cette réputation l’empêche de se faire des amis. Richard constate sa grande solitude, lorsqu’elle lui demande de rester avec elle dans son domaine.
 
Bien qu’elle aide Richard à plusieurs reprises, elle ne le fait que pour préserver ses intérêts. La première fois, elle le fait pour empêcher Darken Rahl de devenir maître de toute chose, y compris de sa personne. La seconde fois, c’est pour empêcher le gardien de ravager le monde des vivants. La troisième fois, c’est parce qu’elle n’avait pas intérêt à vivre dans un monde dirigé par l’ordre impérial, étant elle-même une voyante.
Elle ne semble d’ailleurs pas être reliée à Richard par le lien. Pourtant, son esprit est à l’abri de celui qui marche dans les rêves.
 
 

« Celui qui marche dans les rêves est parfois présent dans mes souvenirs du futur, comme je les appelle. Il tente de s’introduire dans mes rêves, toujours par la ruse, mais je le repousse« .

Shota à Kahlan dans le tome 4.
 

Adie, la vénérable magicienne

Bien qu’âgée, aveugle et frêle, Adie n’a rien de fragile. Elle me fait un peu penser à la génialissime Toph Beifong, de la série Avatar the last airbender. Bon, Adie est mille fois moins géniale que Toph, mais elle ont tout de même des points en commun. Elles sont toutes les deux aveugles, mais cela ne les entrave pas dans leurs vies. Toph peut « voir » grâce à la maîtrise de la terre et Adie  peut le faire grâce à la magie.
 
Malgré leurs aptitudes hors du commun, il arrive qu’elles soient désavantagées dans certaines situations. Par exemple, lorsque Adie  résidait au palais du peuple, sa magie était grandement diminué, si bien qu’elle avait des difficultés à « voir ». Toph aussi se retrouve dans une situation similaire, lorsqu’elle se retrouve dans le désert.
 
Élevée par sa grand-mère dans un pays où la magie était proscrite, elle avait été obligé de brider ses pouvoirs. C’est finalement l’attaque du sang de la déchirure qui activera son potentiel, après la mort de son mari et la perte de sa vue. Elle passe ensuite près de la moitié de sa vie à étudier la magie, dans l’espoir de parvenir à communiquer avec son défunt mari.
Très puissante, Adie réussit à tenir Aydindril avec l’aide de Zedd contre l’armée de l’Ordre impérial.
 
 
 
D’autres femmes fortes sont aussi présentes dans la saga comme Du Chaillu, Dame abbesse Anna, Jennsen et Jebra. En fait, les personnages féminins sont plus nombreux que les personnages masculins. Elles sont de loin les plus dangereuses de la série.
 

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