Pourquoi les écrivains africains sont-ils sous-côtés ?

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  Malgré le nombre élevé d’écrivains africains, ceux-ci peinent à faire connaitre leurs ouvrages, à l’exception de quelques rares auteurs, qui se font souvent éditer à l’extérieur du continent. Toutefois, toute l’Afrique n’est pas à la même enseigne. En effet, les auteurs d’origine maghrébine sont beaucoup plus reconnus à l’international que ceux d’origine subsaharienne.
Dans les listes des meilleurs ventes de livres, l’Afrique est toujours minoritaire voire souvent absente. Ainsi, celle du cercle norvégien du livre de 2002, recensant les 100 meilleurs livres de tous les temps, n’intègre que deux écrivains africains: Chinua Achebe ( le monde s’effondre ) et Taheb Saleh ( saison de la migration). Il en est de même sur les sites de vente de livres, les ouvrages africaines ne sont pas souvent représentés sur leurs pages d’accueil. En plus, l’absence d’une véritable autorité en matière de critiques littéraires africaine, contribue à la faible crédibilité de la littérature africaine à l’échelle internationale.
Si peu d’auteurs africains sont reconnus à l’international, il en est de même en Afrique. Sérieusement combien d’entre vous lisent des auteurs africains ?  Pour ma part, parmi les centaines de livres déjà lus, très peu ont été écrits par des  africains. En cause, les prix exorbitants des livres en général et des livres africains en particulier. C’est un vrai paradoxe, les livres importés reviennent deux à quatre fois moins chers que ceux de la même région. Il est alors plus économique d’acheter des livres étrangers. Et les ménages se cantonnent aux manuels scolaires, jugés plus utiles. Même les livres d’occasion ne font pas exception à la règle.
Ensuite, les maisons d’édition crédibles ne sont pas légions. La plupart se spécialise pour l’édition d’ ouvrages scolaires. De plus, la difficulté de faire imprimer les livres poussent les éditeurs à le faire hors du continent. Sans compter que les réseaux de distribution des livres ne sont pas nombreux. Il est ainsi difficile de trouver un roman d’un auteur d’Afrique de l’Ouest en Afrique Centrale. Il y a aussi  peu de librairies dignes de ce nom en Afrique subsaharienne.
Toutefois, une nouvelle dynamique se met en place. En effet, de nouvelles maisons d’éditions sont créées chaque année  et de nouvelles plateformes numériques ont vu le jour. Notamment Publiseer au Nigéria et Digitalback books. Puis, plusieurs moyens sont mis en place pour promouvoir les auteurs africains. Ainsi, la journée internationale de l’écrivain africain, célébrée le 7 Novembre, sert à promouvoir ceux-ci afin de mieux faire connaitre leurs œuvres. Des prix ont aussi été crée pour récompenser les meilleurs auteurs. On peut citer le prix Ivoire, le prix Ahmed-Baba et le prix williams Sassine.
En définitive, malgré les nombreux problèmes à résoudre dans l’industrie littéraire, j’ai bon espoir, que dans l’avenir, il y’ait une véritable organisation pour promouvoir et aider nos écrivains à vivre de leurs œuvres. J’espère aussi que les livres africains seront édités en Afrique, imprimés en Afrique, lus par beaucoup d’africains et dans le monde entier.

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