Les contes, source de sagesse en Afrique

        Dans la culture africaine, les contes tiennent une place très importante. En effet, la culture étant essentiellement orale, la transmission de celle-ci se fait généralement par le biais des contes.   Dans les villages, il n’était pas rare de trouver plusieurs personnes assises autour d’un feu, sous un mbongui, à la tombée de la nuit. Situé au centre du village, celui-ci était un lieu où tous les villageois se rassemblaient pour débattre d’un problème  et tenter d’en trouver une solution satisfaisante pour tous. C’était donc un lieu où s’exerçait la démocratie.
       La résolution des problèmes n’était pas le seul rôle du mbongui. En effet, il faisait aussi office de centre d’éducation, car en Afrique l’éducation d’un enfant est avant tout une affaire de  la communauté. Les anciens y inculpaient, aux jeunes, les connaissances ancestrales et les principes moraux de la société par le biais des histoires.
Les dépositaires de l’art oratoire sont sans aucun doute les griots. Ce sont des personnes spécialisées dans la louange et la déclamation des récits historiques. Encore présents en Afrique occidental, ils peuvent se spécialiser en histoire, en art oratoire, en musique, en généalogie ou dans ces trois spécialités.
     La transmission orale se révèle aussi dans les jeux d’enfants. A deux ou plus, les enfants s’assemblent  atour d’une personne qui fait office de conteur, les autres jouent le rôle d’auditeur. Ceux-ci peuvent interrompre à tout moment le conteur, pour demander des éclaircissements, ou faire une suggestion pour améliorer l’histoire. Le conteur peut raconter des histoires déjà entendues, les modifier, ou en inventer.
La particularité ici, c’est que le conte n’est pas seulement raconté. Il prend vie avec le dessin que fait le conteur en même temps. Les maisons, les paysages, les personnages, chaque scène est dessinée puis est effacée pour être remplacée par la suivante. Les dessins peuvent être faits à même le sol, sur une ardoise, sur une table-banc ou même sur un mur !
    Ce qui s’apparentait à un simple jeu pour moi, quand j’étais enfant, avait un rôle plus important. En effet, cela permet de stimuler, non seulement l’imagination des enfants, mais les aide aussi dans leur processus de sociabilisation. Ils apprennent ainsi à parler devant un public, tout en improvisant.
    Malheureusement , ces coutumes tendent à disparaître. En effet, les jeunes passent, aujourd’hui beaucoup trop de leur temps devant les écrans et préfère jouer aux jeux vidéos. Si cette tendance se poursuit, l’ Afrique perdra une autre de ses coutumes ancestrales.

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