Analyse de la saga L’épée de vérité

L'épée de vérité - la (presque) intégrale – Sélections - Lirtuel
            J’ai connu cette saga grâce à la série  »  Legend of the seeker ». Elle est  rapidement devenue l’une de mes séries préférées, et j’ai été d’autant plus déçue quand elle a été annulée. Heureusement, j’ai découvert la série littéraire et elle est devenue ma saga littéraire préférée.
           L’épée de vérité a été écrit par Terry Goodkind, un écrivain américain, aux éditions Bragelonne et aux éditions France Loisirs en france. Elle est divisée en deux arcs avec 15 tomes et 2 préquelles.
La saga raconte l’histoire de Richard Rahl ( Richard Cypher au début) qui quitte sa région natale, en compagnie de Kahlan Amnell, pour aller combattre des impérialistes, incarné au début par Darken Rahl puis l’ordre impérial et enfin Hannis Arc.
Richard est nommé « sourcier de vérité » par Zeddicus Zul’Zorander qui lui offre « l’épée de vérité ». Il est aussi aidé par d’autres alliés : Cara, Nicci, Natan Rahl, sœur Verna, Warren et d’autres personnes et êtres magiques.
             L’univers de l’histoire est varié et très bien détaillé. On y trouve des créatures habituelles de romans fantasy comme les dragons, les sorciers, les magiciens et les magiciennes, les prophètes et les voyantes; Mais aussi des êtres propres à la saga comme les inquisitrices, les sourciers, les mord-sith, ceux qui marchent dans les rêves, etc.
            L’histoire ne se contente pas de faire une représentation manichéenne du mal. Et cela est abordée dès le début de l’histoire.

« Le bien et le mal pur n’existe pas chez les êtres humains. Les meilleurs d’entre nous ont des pensées perverses et font des choses condamnables. Inversement, il y a un peu de vertu dans la pire vermine ! Un ennemi ne fait pas le mal parce que ça l’amuse. Pour lui, il y a toujours des justifications à ses actes. »

Cette importante leçon est donnée  à Richard par Zedd. Mais celui-ci ne la comprend réellement que dans le tome 6, lorsqu’il fait un séjour forcé en territoire ennemi. Ce tome montre le paradoxe de l’Ordre impérial qui prône l’égalité pour tous mais, qui en réalité, est un régime totalitaire, inégalitaire et dont la majorité des sujets vivent dans la misère. Le thème de l’extrémisme y est pleinement abordé (tout au long de la saga aussi). L’empereur Jagang et ses soudards commettent d’actes abominables, mais sont tout de même persuadés d’agir  pour « le bien de l’humanité ». C’est ainsi qu’ils partent en croisade pour « convertir » tout le monde à leur doctrine. Et leur fin est tout juste magistral, parce que bien que Richard obtienne d’énormes pouvoirs grâce à un artefact, il choisit de ne pas tous les tuer. Il les exile dans un autre monde car, il comprend que le plus dangereux n’est pas l’ordre impérial en elle-même, mais son idéologie et tous les tuer risquerait d’en faire des martyrs.
L’une des morales de l’histoire est qu’il n’y a rien de plus grave qu’une personne qui fait le mal en pensant faire le bien. Et qu’on peut aggraver une situation déjà dangereuse en croyant tout arranger.
 
Hormis l’univers remarquable, l’un des meilleurs atouts de la saga réside en ses personnages vraiment géniaux, surtout les personnages féminins. Celles-ci participent pleinement à l’histoire. Elles sont fortes  et indépendantes. Il vaut mieux ne pas les avoir pour ennemies ! Au cours de ses voyages, Richard est toujours accompagné par au moins une femme, mais il n’y a rien d’ambigu avec elles. Leur relation est clair, Kahlan est sa femme, les mord-sith sont ses gardes du corps, Cara et Nicci sont ses amies.
L’histoire d’amour entre Richard et Kahlan est très bien écrite et intégrée : on n’en parle pas à tout instant. On sait qu’ils s’aiment inconditionnellement et on en fait pas tout un plat. Le couple Richard-Kahlan est à ce jour mon couple préféré tous genres confondus ( littéraire et cinématographique) parce qu’il sont représentés sur un pied d’égalité et c’est très rare de voir cela dans la fiction.
Le courage face à l’adversité est aussi abordé à travers Richard qui, quelles que soient les épreuves ne renoncent pas à ses convictions. Bien au contraire, et cela finit par inspirer plusieurs peuples et même certains de ses ennemies comme Nicci et les mord-siths qui se joignent à lui et luttent pour la liberté. D’autres, au contraire et malgré les mensonges évidents de l’ordre impérial, épousent ces idéaux ou choisissent la facilité et courbent l’échine face à cet Ordre.
Beaucoup de personnes ont émis des réserves au sujet de la torture et du viol qui est abordé tout au long de l’histoire. Certains allant jusqu’à comparer « le dressage de Richard par Denna » à des scènes de BDSM. Que ce soit bien claire, ceci n’est pas un Disney. Il s’agit d’un univers du moyen-âge et tout est fait pour que cela soit le plus réaliste possible. Après sa capture par la mord-sith Denna (avant qu’elles ne deviennent ses alliées), Richard est torturé afin d’oblitérer ses souvenirs et le rendre obéissants. Même si Denna prend plaisir à faire souffrir Richard, celui-ci n’en tire aucun plaisir et la supplie d’arrêter plusieurs fois.
Et si le dressage est aussi long ( près de 100 pages ), c’est tout simplement parce qu’on ne peut effacer les souvenirs et la personnalité d’une personne en quelque jour, surtout une personne aussi déterminée que Richard. Tout au long du « dressage », on éprouve naturellement de l’antipathie envers Denna, puis cela se transforme en pitié quand elle raconte que les mord-siths sont aussi dressées quand elles sont enfants.
On comprend finalement pourquoi Richard leur pardonne mais aussi pourquoi elles lui sont dévouées par la suite.
Le viol est clairement utilisé comme une arme de guerre par l’ordre impérial. Cela est illustré dans le tome 2 lorsque Kahlan , accompagnée de chandallan et de deux autres chasseurs, va dans la ville d’Ebinissia, après le passage de l’ordre impérial. Ils y trouvent des scènes atroces. Tout au long de l’épreuve, elle va garder un visage impassible et l’auteur fait réagir les hommes au lieu de la femme, pour mieux condamner cet acte horrible.
Si ces sujets sont autant présents, ce n’est pas pour en faire l’apologie, mais pour ouvrir un débat (je pense), parce que ce sont des actes qui existe et ce n’est pas en se voilant la face qu’on les éradiquera. D’autant plus que même à notre époque le viol est toujours utilisé comme une arme de guerre dans certaines régions du monde .
Malgré ces thèmes plutôt sombre, « l’épée de vérité » est débordante de vie, d’espoir, d’humour et même de maximes qui peuvent s’avérer utiles dans la vie. Ce sont des romans qui valent vraiment la peine d’être lus.
 

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